Non a l’élargissement du travail du dimanche avec Jean Luc Mélenchon et le Front de gauche
Non a l’élargissement du travail du dimanche
avec Jean Luc Mélenchon et le Front de gauche
Jeudi dernier Nicolas Sarkozy a commencé sa campagne à Annecy. Visitant les commerçants, il s’est arrêté chez un patron charcutier. La stupidité et la démagogie de leur échange sur le temps de travail a parfaitement démontré que les andouilles n’étaient pas que dans les étals des charcutiers.
Car enfin, un artisan patron qui se targue de faire 35 heures entre le vendredi et le dimanche de la semaine, devrait pendre le temps de réfléchir à l’idiotie de ses propos plutôt que de s’ériger en modèle d’une France qui travaille…même le dimanche.
D’abord, si tout le monde travaillait le samedi et le dimanche, les charcutiers, les restaurateurs, les traiteurs et autres commerçants n’auraient pas beaucoup de clients les week-ends. C’est bien parce qu’il y a un samedi et un dimanche de repos hebdomadaire que les commerçants travaillent d’avantage ces deux jours.
De plus, le patron trouve incontestablement son compte à travailler le dimanche parce qu’au-delà de la prestation qu’il rend, il valorise son enseigne et son capital. En revanche, on peut s’interroger sur l’intérêt des salariés à travailler le dimanche lorsque, comme c’est souvent le cas, ce travail dominical contraint ne donne pas lieu à une rémunération ou intéressement supplémentaire.
A peine candidat, le Président de la droite libérale et financière persiste et signe dans sa politique anti- sociale en ouvrant à nouveau le débat sur l’élargissement du travail dominical qui serait un remède aux maux d’une économie française en déclin.
Le bien-fondé économique de l’extension de l’ouverture des magasins le dimanche reste à démontrer. Les Françaises et les Français se sont déjà fait piégés « par le travailler plus pour gagner plus » de Sarkozy…on connaît la chanson ! Et dans un pays qui compte près de 4 millions de chômeurs, plus 8 millions de pauvres, où les salaires de ceux qui travaillent n’augmentent pas, ce n’est pas l’ouverture des magasins 12 dimanches par an qui va créer du pouvoir d’achat là où il n’y en a plus…tout au plus va-t-elle contribuer à déplacer l’acte d’achat dans la semaine.
A l’exemple dramatique de la Grèce, du Portugal ou de l’Espagne, le problème de l’économie ne provient pas de l’ouverture des magasins le dimanche mais plutôt de l’austérité instaurée par le capitalisme financier, le FMI et l’Union Européenne…Dans ces pays pourtant très touristiques, il y en a de moins en moins de magasins qui ouvrent …même la semaine.
Mais ce qui doit surtout retenir l’attention dans les propos de Sarkozy, c’est sa volonté d’adapter notre pays à la soi disante évolution des modes de vie. Il y a là un véritable scandale et un vrai danger !
D’ailleurs, le syndicat CFTC s’est déclaré très étonné par la voix de son vice-président, rappelant que la loi Maillé était sensée fixer les règles dans le marbre en matière d’ouverture des commerces le dimanche. Et de rajouter qu’on est face à un véritable choix de société car en favorisant l'ouverture des grandes surfaces le dimanche, on veut nous emmener dans l'hyper-consumérisme alors qu'on a besoin d'un temps pour la vie familiale, associative, personnelle et spirituelle.
C’est bien de cela dont il s’agit. Profitant des élections présidentielles, la droite libérale et financière de Sarkozy n’a de cesse pour imposer son projet de société sous couvert de bonne gouvernance économique et commerciale :
- toujours plus d’asservissement au travail et moins d’engagement citoyen ;
- toujours plus de présence dans l’entreprise et moins de temps dans la famille ;
- toujours plus de consommation matérielle et moins d’enrichissement personnel.
Dans un communiqué intitulé "à bas le travail du dimanche!", Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, a fermement dénoncé la généralisation du travail du dimanche et Nicolas Sarkozy qui s'en prend une fois de plus aux conditions de vie de ceux qui n'ont pas la possibilité de refuser le pire. Il s’est opposé absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.
De son côté François Hollande candidat social démocrate de centre gauche, a une fois de plus botté en touche en s'engageant s’il était élu à ouvrir des négociations pour parvenir à un "équilibre" entre les droits des salariés et les besoins des commerçants.
Quel courage ! Mais sans doute faut-il aussi rassurer le patronat après avoir rassuré les financiers de la City à Londres. Les vrais socialistes apprécieront !
Parce que nous voulons une autre société pour nous enfants, parce que nous attachons du prix à l’Humain d’abord, soutenons le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon contre le travail le dimanche et l’élargissement de l’ouverture des magasins le dimanche …
Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas !!!
SALVADOR