LE PEN N’EST PAS UN RECOURS MAIS UN DANGER POUR LA REPUBLIQUE
LLE PEN N’EST PAS UN RECOURS MAIS UN DANGER POUR LA REPUBLIQUE
Que ne se souvient-on du Sarkozy nouveau de 2007 qui, avec sa clique, annonçait une nouvelle France. Nous allions voir ce que nous allions voir ! Evidemment, ceux qui s’intéressaient à la politique n’en croyaient rien…et savaient bien ce qui allait advenir.
A l’heure du bilan, c’est tout vu :
> Chômage et emploi : échec sur toute la ligne. On frôle toujours les 10% de chômeurs, l’emploi des jeunes et des seniors est toujours aussi catastrophique et les perspectives restent particulièrement sombres.
> Pouvoir d’achat : une escroquerie totale avec « travailler plus pour gagner plus ». Alors que le travail en France est un des plus productifs, un Français sur 4 gagne moins de 750€ par mois et 15% des salariés sont juste au niveau du SMIC ; les femmes sont toujours moins payées que les hommes. Enfin, 8 millions de Français, hommes, femmes et enfants, sont au-dessous du seuil de pauvreté.
> Quant à la moralisation de la vie politique après l’ère Chirac (qui, faut-il le rappeler, est le 1er Président de la République traduit devant les tribunaux pour emplois fictifs, prise illégale d’intérêt etc…) :
- on a d’abord découvert Sarkozy et la bande du Fouquet’s.
- puis on a eu droit aux frasques de Woerth et ses liaisons scandaleuses avec le fric des Bettencourt.
- suivi d’Hortefeux, ministre en exercice condamné par la justice dans l’exercice de ses fonctions pour des propos racistes.
- enfin, Alliot-Marie et son compagnon Patrick Ollier, pris les doigts dans la confiture des dictateurs du Sahel …discréditant ainsi la France dans les pays arabes en pleine révolution citoyenne.
Pour couronner le tout, (il faut croire que l’UMP n’a pas beaucoup de ressources humaines compétentes), Sarkozy a nommé au gouvernement pour sauver la majorité et la France, deux illustres personnages déjà bien connus de la justice.
- Gérard Longuet, fondateur dans sa jeunesse du groupuscule fasciste « Occident » (tout un programme), mis en en examen en 1995 pour des affaires de recel et corruption, mais absous par la Justice.
- Alain Juppé cumulard de chez cumulard, ministre, maire de Bordeaux, ancien inspecteur général des finances, bénéficiaire d’un dispositif de retraite anticipée à l’âge de 57 ans. Cela ne l’a pas empêché en 1995, alors qu’il était 1er ministre de Chirac, de s’attaquer aux droits sociaux avec son fameux plan Juppé qui a mis la France dans la rue, le contraignant à démissionner.
Juppé célèbre aussi pour l’affaire « Laurent Juppé », son fils, bénéficiaire d’un appartement parisien pour un loyer défiant toute concurrence, sur ordre de papa proche collaborateur de Chirac à la mairie de Paris.
Juppé enfin, condamné en 2004 à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.
Et il paraît que c’est le plus brillant d’entre eux !!!
Il est certain que pour ces gens, la crise n’a pas les mêmes effets que pour le peuple et ils n’hésitent pas à tout faire pour sauvegarder leurs intérêts, même au mépris de la loi.
Voilà donc le bilan de Sarkozy et de ses soutiens. Mais au-delà de Sarkozy, ce bilan est aussi celui de l’UMP et de ses mandataires qui vont se présenter devant vous pour solliciter vos suffrages, dès maintenant pour les élections cantonales, et en 2012 pour les élections législatives.
ILS MERITENT TOUS UN VOTE SANCTION ET UNE BONNE LECON: DEHORS, QU’ILS DEGAGENT !
« AVEC LES CANDIDATS DU FRONT DE GAUCHE, LA DROITE AURA UNE BONNE GAUCHE »
Hélas, dans ce contexte de fiasco total, les sondages pour l’instant sembleraient démontrer que la France aurait trouvé le remède à ses maux : Le Pen et le Front national.
Il est évident que Sarkozy au plus bas dans les sondages, a tout intérêt à jouer la carte Marine Le Pen. Ainsi, il organise consciemment des débats « à la con », qui ne riment à rien sinon à semer le trouble, la peur et à désigner des boucs émissaires. En effet, comme il est quasiment sûr d’être battu au second tour face à un candidat socialiste, sa seule chance de se sauver est de refaire le « coup du 21 avril » ; c'est-à-dire se retrouver face à Le Pen au second tour pour espérer bénéficier d’un report des voix « républicaines ».
Voilà pourquoi aujourd’hui avec l’aide du système médiatique aux mains des patrons de presse proches de lui, Sarkozy joue à l’apprenti sorcier en mettant en place sa stratégie de la dernière chance : tout faire pour que Le Pen arrive devant le candidat socialiste au second tour et que les Français-es voient en elle le seul recours possible. En réalité elle prépare le lit de sa victoire. Plus Le Pen parle, plus on lui donne la parole ; plus on lui donne la parole, plus elle gagne en crédibilité et en plus elle est un excellent vecteur commercial pour les entreprises de presse capitaliste.
Bisness is bisness …Et comme disaient les capitalistes avant la Guerre, plutôt Hitler que le Front Populaire.
Mais les Français-es auraient-ils/elles oublié ce qu’est le Front National et la famille Le Pen ?
Le Front National, est un parti nationaliste fondé en 1972 par Jean-Marie Le Pen et désormais présidé par sa fille qui l’a reçu en héritage en janvier 2011.
Ce parti est issu de l’organisation « Ordre nouveau » ayant pour emblème la croix celtique (comme le mouvement nazi avait la croix gammée), proche des phalangistes espagnol de Franco et du MSI- parti fasciste Italien. Ordre nouveau était un mouvement activiste d’extrême droite créé en 1969 et dissous en 1973, lui même fondé par d'anciens membres du mouvement Occident (de l’actuel ministre de la Défense Gérard Longuet) et des étudiants de la faculté de la rue d’Assas à Paris regroupés au sein du Groupe Union- Défense. Leur objectif était simple : casser de l’Arabe et virer les étrangers. 40 ans plus tard rien n’a changé ; normal : la phobie de l’étranger est le gène fondateur du Front National.
Historiquement, le Front National est donc la partie immergée et légale de toute une mosaïque de courants fascistes parfois très durs et violents, souvent interdits, où se retrouve pêle-mêle tout le rebut anti républicain : traditionalistes, intégristes, nationalistes, monarchistes, racistes, antisémites… Au sein du Parlement européen, le Front National est membre du groupe « Identité, Tradition, Souveraineté » qui regroupe une vingtaine de députés d’extrême droite.
Ainsi, tout ce petit monde coexiste pour une seule grande cause commune : la mort de la République et la restauration d’un Etat totalitaire, blanc et chrétien. Tous ces adeptes se retrouvent une fois par an, le 1er mai, à visage découvert, clergé intégriste devant et gros bras derrière, pour célébrer cette France catholique, raciste, et anti républicaine au pied de la statue de Jeanne d’Arc à Paris.
Pour servir sa cause, le Front National n’hésite même plus à s’accaparer de manière honteuse le concept de laïcité qu’il a tant foulé au pied par le passé, dans le seul but de servir son objectif anti immigration. Il fustige irrationnellement l’islam et les Arabes, alors que dans le même temps il copine avec l’intégrisme et les curés traditionalistes et soutient le financement public des écoles privées confessionnelles.
S’agissant plus particulièrement de la famille Le Pen, la fille marche droite dans les bottes du père. Elle ne fait pas illusion et perpétue les valeurs issues du terreau sur lequel elle a été élevée. Jean-Marie Le Pen, premier soutien de sa fille à laquelle il a légué le Front National comme on lègue un bien de famille, est issu du courant poujadiste et pétainiste : en clair c’est un fasciste de la même trempe que Pétain, Mussolini ou Franco. Lorsqu’il était étudiant en droit à Paris, il distribuait le journal « l’Action française ».
En mars 1963, Jean-Marie Le Pen fonda la Société d'études et de relations publiques (SERP), société d’éditions phonographiques mise en liquidation judiciaire en mars 2000. Cette société a été condamnée en 1968, pour « apologie de crime de guerre et complicité », après la diffusion d’un disque de chants du IIIe Reich dont la pochette contenait un message valorisant la montée en puissance du parti d’Hitler en Allemagne.
Jean-Marie Le Pen fut aussi le directeur de campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour, fleuron de l’extrême droite française et candidat à l'élection présidentielle de 1965.
Comme officier des guerres coloniales (Indochine, Algérie), il a été mis en cause pour fait de torture, au-delà des saloperies qu’autorise la guerre
Bien qu’il revendique une origine modeste, Jean-Marie Le Pen n’en reste pas moins à l’abri du besoin grâce au substantiel héritage Lambert successeur des cimenteries Lafarge, reçu (ou capté) dans des conditions qui n’ont pas manqué de défrayer la chronique en son temps. Jean-Marie Le Pen, soi-disant ami des « petits », cotise à l’impôt sur les grandes fortunes.
Pour le reste, on se souvient de ses déclarations à l’emporte-pièce qui tout au long de sa carrière ont révélé sa vision du Monde et de la société – florilège (cf article Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Le_Pen ) :
« Les sidaïques, en respirant du virus par tous les pores, mettent en cause l'équilibre de la Nation. (…) ; celui-là, il faut bien le dire, est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C'est une espèce de lépreux, si vous voulez. »
Au sujet des chambres à gaz « Je n'ai pas étudié spécialement la question mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre Mondiale ».
« Monsieur Durafour et Dumoulin, obscur ministre de l'ouverture dans laquelle il a d'ailleurs immédiatement disparu, a déclaré : “Nous devons nous allier aux élections municipales, y compris avec le Parti communiste, car le Parti communiste, lui, perd des voix tandis que l'extrême droite ne cesse d'en gagner…” M. Durafour-crématoire, merci de cet aveu. »
« L’occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine, même s’il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés »
« Dans le Marais de Paris, on peut chasser le chapon sans date d'ouverture ou de fermeture, mais dans le marais de Picardie, on ne peut chasser le canard en février45. »
Ainsi, jusqu'en avril 2007, Jean-Marie Le Pen a été condamné vingt-cinq fois pour menaces de mort, coups et blessures, trouble à l’ordre public, apologie de crime de guerre, antisémitisme, banalisation de crime contre l’Humanité, provocation à la haine raciale, discrimination… De plus, il a fait l’objet d’un redressement de 1,4 millions de francs pour « oubli de plus-value boursière et sous-estimation de loyer ».
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Qui peut donc sérieusement croire que les Français et les Françaises des classes populaires et des classes moyennes de notre pays seraient prêts à donner les clés de la France à ces factieux ringards et leur Parti d’extrême droite ! Des fous furieux qui depuis 50 ans n’ont qu’une obsession : virer les Arabes au mépris des lois républicaines, de règles de la sociologie et de l’économie ! Tous leurs discours et toute leur politique nous ramènent toujours à cette même obsession. Comme Hitler était persuadé que les Juifs étaient la cause de la crise allemande, Le Pen veut faire croire que les Arabes sont la cause de la crise en France : c’est pitoyable…
IL N’Y A QU’UNE SEULE CAUSE A LA CRISE DU CAPITALISME FINANCIER : C’EST LE CAPITALISME LUI-MEME !
Il est grand temps que dans ce pays la classe médiatique fasse son travail correctement en informant les citoyen-nes de « qui est qui » et de « qui aspire à quoi » ! Car enfin, parmi les électeurs des classes populaires qui votent Le Pen, qui sait réellement ce que représente cette famille et la part d’ombre de son parti ?
Alors que le Parti Socialiste n’arrive pas à se sortir de la stratégie présidentielle dans laquelle il s’est englué, alors que Sarkozy s’effondre chaque jour un peu plus en transformant en plomb tout ce qu’il touche, Marine Le Pen est propulsée par les médias au rang de présidentiable.
IL APPARTIENT AU FRONT DE GAUCHE D’OUVRIR UNE AUTRE VOIE REPUBLICAINE, LAIQUE, SOCIALE ET ECOLOGIQUE, dans la lignée du Front Populaire et de la victoire de la gauche en 1981, qui restent des temps forts pour les classes populaires. Avec la désignation de JEAN-LUC MELENCHON comme candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle de 2012, le peuple de France doit retrouver l’espoir d’un changement de politique.
ALORS A NOUS DE NE DEVONS PAS NOUS TROMPER ENCORE UNE FOIS ! IL NE S’AGIT PAS DE REFAIRE LA MEME ERREUR QU’EN 2007.
AU-DELA DES DISCOURS ET DES PERSONNALITES DE CHACUN, LE FRONT NATIONAL C’EST LE FASCIME, LE FRONT DE GAUCHE C’EST LA REPUBLIQUE SOCIALE ET ECOLOGIQUE.
NOUS NE POURRONS PAS DIRE QUE NOUS NE SAVIONS PAS !
SALVADOR