QU’ONT-ILS FAIT DE LA FRANCE !

Publié le par partidegauche79

QU’ONT-ILS FAIT DE LA FRANCE !

 

« Qu’ils s’en aillent Tous »

 

Alors que nous sommes en plein vaudeville gouvernemental et que le roi fait valser ses valets serviles pour former un simulacre de gouvernement qui n’a d’intérêt que pour une caste journalistique dite politique,  il est temps de se demander ce que les gouvernants ont fait de la France.

Dans son rapport sur l’année 2009, le Secours Catholique constate une plus grande pauvreté touchant souvent des jeunes. Après une baisse observée en 2007, le nombre de situations de pauvreté constatées par l'organisation a augmenté de 2,1% l'an dernier pour la seconde année consécutive, représentant 1,48 million de personnes. Toujours selon le Secours Catholique, la pauvreté en France touche de plus en plus de jeunes: 11% des pauvres ont moins de 25 ans, la moitié à moins de 40 ans

Les restaurants du Cœur, quant à eux, ont accueillis 840 000 personnes par jour au cours de la campagne 2009/2010, soit 40 000 personnes supplémentaires que l’hiver dernier, et servis plus de 100 millions de repas.

 

Le très officiel INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) recense environ 8 millions de personnes pauvres en France  (4,3 millions de femmes et 3,6 millions d’hommes), c'est-à-dire des individus dont les revenus (travail et prestation sociales) sont en dessous de 949€ par mois.

 

De plus, selon l’0bservatoire des inégalités, 3,7 millions de travailleurs, soit 15% des actifs, disposent d’un  revenu d’activité inférieur à 60% du revenu médian. Les femmes sont les plus touchées par les emplois précaires ; elles forment 70% des ces travailleurs pauvres.

 

Enfin, selon le réseau Alerte regroupant 37 associations de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, nos aînés sont aussi confrontés à l’épreuve de la paupérisation, puisque de plus en plus de personnes âgées se retrouvent à la rue et en incapacité financière d’assumer leur entretien dans des conditions décentes.

 

La pauvreté n’épargne donc plus personne et frappe les plus fragiles : enfants, jeunes, femmes, personnes âgées et même les travailleurs.

 

La faute à la crise dit en cœur  tout ce que la France compte d’experts compétents. D’autres pensent  plus profondément que dans notre démocratie chrétienne et libérale, où chacun gagne sa vie à la sueur de son front, les plus démunis payent par la précarité un sort bien mérité du fait de leur incapacité à s’adapter à une société qui récompense les vaillants et les méritants. 

 

La crise à bon dos. Certes la dégradation du niveau de vie s’est accélérée en Sarkozy depuis 2008. Mais cette tendance n’est pas nouvelle. Elle est le résultat d’un système économique et social axé sur le profit et la performance financière, avec l’aval des gouvernements libéraux et socio libéraux. La crise n’a fait qu’accélérer un phénomène bien réel depuis plusieurs années, tout en lui donnant une justification pour exonérer les gouvernants de leur propre responsabilité !

 

Comme les pauvres, les millionnaires sont une espèce en voie de prolifération : le sacrifice et le malheur des uns fait toujours la fortune des autres. Ainsi, la hausse des matières premières et alimentaires qui ruine l’Afrique et bien d’autres contrées, la spéculation financière et les cohortes de licenciements qui l’accompagne, auront bien profité aux nantis, sans que leur travail et leur mérite y soit pour grand-chose…

 

Selon le journal économique « La Tribune » la France est la troisième terre d’asile des millionnaires avec 9%  du total mondial, derrière le Japon (10%) et les Etats-Unis (41%), mais devant l’Italie (6%), la Grande Bretagne et l’Allemagne (5%).

 

La fortune sourit donc aux audacieux spéculateurs, aux chanceux et surtout aux exploiteurs en tout genre et sans scrupule.  

 

Alors faut-il attendre patiemment des jours meilleurs et une prétendue sortie de crise pour retrouver les chemins de l’opulence : NON, c’est une illusion !

 

Selon l’INSEE, en 2009 le produit intérieur brut a reculé de 2,6 % en moyenne annuelle, après + 0,2 % en 2008 et + 2,4 % en 2007. Mais pour autant, la tendance générale dans notre pays est bien à la croissance sur une longue période de 1960 à 2009. Le PIB (produits intérieur brut) en euros constants est passé de 372 milliards à presque 1 599 milliards, soit un taux de croissance de 329 % sur les quarante dernières années. Il n'y a eu que trois années de baisse de la production, 1975, 1993 et 2009.

 

Le marché boursier, bien qu’impacté par des aléas conjoncturels, reste pour les spécialistes un des placements les plus rentables à long terme au titre des 20 dernières années. 

 

Hors, depuis les années 80, la France (pour ne parler que d’elle) connaît un chômage structurel permanent. La croissance, aussi importante fut elle, n’a jamais réellement été accompagnée du plein emploi.

 

Ainsi, le chômage apparaît comme l’allié objectif du capital, qui fragilise la classe ouvrière et la rend plus malléable.

 

Le partage de la croissance entre l’investissement, le capital et le travail a toujours été une « vieille arnaque » inventée et agitée par les socio libéraux comme un miroir aux alouettes pour  détourner de ses intérêts fondamentaux une population laborieuse manipulée par des spécialistes autorisés de tout poil.

 

Sarkozy lui-même n’a t il pas promis à qui voulait le croire, avant son élection, une juste répartition de la croissance  entre l’investissement, le travail et le capital ?

Pourtant, à défaut de répartir la croissance, il a bien démontré sa volonté et sa vraie nature en faisant  payer la crise aux plus défavorisés et en préservant les plus riches : d’un côté il a instauré le bouclier fiscal, de l’autre il allongé l’âge de départ à la retraite à 67 ans (sans décote) pour mettre encore plus à contribution les travailleurs.

 

Tout ceci devrait nous servir de leçon et nous aurions tort d’oublier que dans un système fondé sur le profit et la rentabilité à court terme, il est  toujours de bon ton de faire payer les plus démunis et les classe moyennes, plus nombreux que les riches.

De même, nous aurions tort d’oublier que dans une économie libérale de marché, la meilleure variable d’ajustement pour optimiser la rentabilité du capital reste la destruction des emplois. La précarisation du travail et la peur qu’elle engendre sont toujours un instrument de gestion. Jean-luc Mélenchon, Président du Parti de Gauche, résume parfaitement cette réalité dans son livre «qu’ils s’en aillent tous » : « Plus il y a de pauvres visibles, plus on craint de le devenir  et moins on ce bat de peur de perdre ce que l’on a. »    

 

Cette réalité se vérifie aussi bien dans l’administration publique avec la révision des politiques publiques instaurée par Sarkozy et ses sbires qui se traduit par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux ; à l’hôpital qui passe sous les fourches caudines  de la rigueur ; ou dans l’entreprise vouée aux intérêts prioritaires des actionnaires financiers.

 

La société française est devenue particulièrement anxiogène car elle exclue de plus en plus ses citoyens : les travailleurs, les jeunes, les femmes, les personnes âgées… Selon un récent sondage réalisé par Ipsos pour le Secours populaire français, 53% des Français disent avoir été plus ou moins confrontés à la pauvreté et 84% estiment que les générations à venir seront plus exposées au risque de pauvreté que la leur.

 

Dans ce contexte, quoi de plus normal que les dépenses de l’assurance maladie augmentent au point que la France se situe au premier rang des pays européens pour la dépense de médicaments par habitant.

Qu’à cela ne tienne, à coup de mesures bien senties : déremboursement, contrôles médicaux renforcés avec le soutien d’officines privées mandatées par les employeurs, rentabilité hospitalière ; tout est mis en œuvre pour culpabiliser et exclure les plus démunis du système  de soins.

 

Certes, officiellement l’Assurance Maladie met tout en oeuvre pour améliorer la santé de la population, en renforçant l’efficacité du système de soins et en maîtrisant l’évolution des dépenses de santé. Mais, comme le reconnaît le Figaro (qui ne peut être suspecté de sympathie à gauche) : « avec la crise, ¼  des Français se soignent moins » (le figaro.fr du 21/09/10).

 

Mais au fond de l’affaire, comment peut-on imaginer que le budget social de la Nation géré par la puissance publique et le paritarisme, pourrait continuer à échapper aux multinationales et grandes compagnies d’Assurance. Il suffit de mesurer l’agressivité de la publicité engagée par ces dernières et avoir présent à l’esprit leur sabotage de la politique tentée par Obama aux Etats-Unis (qui est loin d’être un socialiste), pour comprendre l’enjeu financier que représentent la santé et la protection sociale.   

 

De même, dans une société « bling bling » idolâtrée par un audiovisuel servile et mercantile et parfois débile, où le travail est précarisé, le travailleur maltraité, l’éducation méprisée, quoi de plus normal que d’être de plus en plus confronté aux dérives en tout genre et à la recrudescence de l’insécurité.

Pour s’enrichir vite et bien il y a peu de solutions : devenir footballeur, gagner au loto, trafiquer la drogue ou voler. Sur ce dernier point, il y a plusieurs méthodes : celle des banlieues, violente et dégradante ;  celle des cols blancs (de l’affaire Bettencourt aux stocks options des patrons du CAC 40, en passant par la délocalisation d’entreprises subventionnées, l’actualité est riche d’exemples édifiants).     

Et que penser d’un président de la République qui mène un train de vie ostentatoire à la tête de l’Etat au moment où les français ont de plus en plus de mal à vivre et doivent serrer la ceinture ; comment le peuple peut-il accepter les caprices d’un enfant gâté qui s’offre un avion à 200 millions d’€uros …

 

 

Demain ne s’annonce pas meilleurs et nous savons tous maintenant que notre système va de plus en plus produire des générations de pauvres et de malades.

Le salaire médian en France est de 1.600 € / mois (pour un temps plein dans le privé), ce qui signifie que 50% des salariés français gagnent moins que cette somme. Par ailleurs, seulement 20% des salariés gagnent plus de 2.300 €/mois.

Dans quel état physique et moral seront les ouvriers et les employés qui auront travaillé, parfois dans des métiers pénibles, pendant 42 ans pour le smic ou à peine plus ; dans quel état seront les agents hospitaliers qui auront accompagné la maladie, la détresse pendant  42 ans pour un salaire moyen de  1200 et 1500€ ; dans quel état seront les professeurs d’école qui à 62 ans devront encore faire la classe à des enfants ; et que dire des chauffeurs routiers qui à 62 ans seront toujours sur les routes quant on sait le risque que ça représente pour eux et pour les autres !

 

De plus, qui dans le secteur privé pourra aligner 42 annuité de travail à suivre sans période d’inactivité…repoussant d’autant la limite de l’âge de la retraite vers la nouvelle borne des 67 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein sans décote.

 

Et une fois à la retraite, comment et de quoi vivront ces populations laborieuses avec 65 à 70% de leur revenus d’activité. Qui pourra s’offrir d’une maison de retraite dont le loyer varie entre 1500€ et 2500€  par mois ?

 

Au moment ou le gouvernement envisage de réformer l’APA (aide personnalisée aux personnes âgées) devenue trop couteuse à cause de la progression de la précarité des aînés, il y a fort à craindre que l’avenir sera encore plus précaire que solidaire.

 

Des millions de français sont descendus dans la rue pour dire qu’ils ne voulaient pas de cet avenir ; mais ils n’ont pas été entendus. Pire, ils ont été méprisés par un pouvoir politico économique, appuyé par une caste de spécialistes de tout poil qui n’hésitent pas en ce qui les concerne, à se faire payer bien cher conseils et autres prestations parce qu’ils le valent bien.

 

Nous savons tous aujourd’hui que si nous continuons sur cette voie, toutes les conditions sont réunies pour amplifier demain la misère et la détresse !  

 

Il est grand temps de changer de système et de ne plus s’en laisser compter par tous ceux qui nous expliquent que la France n’a pas les moyens d’une vraie politique sociale.

 

Nous sommes un pays riches ! Et cette richesse, ce sont les travailleurs qui la créent !

 

Une autre répartition des richesses est possible !

Une autre gouvernance est possible !

Une autre société est possible !

 

Il suffit de le vouloir !

 

« Demain, des millions de gens iront prendre aux cheveux les puissants, excédés de les voir saccager le pays et condamner la population de la cinquième puissance économique du monde au recul de tous les acquis sociaux. Ils le feront, révulsés par les mœurs arrogantes des amis de l’argent, non seulement  ce Président et son gouvernement, mais aussi toute l’oligarchie : les patrons hors de prix, les sorciers du fric qui transforment tout ce qui est humain en marchandises, les financiers qui vampirisent les entreprises, les barons des médias qui ont effacé des écrans le peuple. Du balai ! Ouste ! De l’air ! Jean Luc MELENCHON, Président du Parti de gauche : « Qu’ils s’en aille tous ! vite, la révolution citoyenne  » (chez Flammarion 10€). 

 

www.lepartidegauche.fr/

www.lepartidegauche79.over-blog.org

 

                                                                                   Niort, novembre 2010,   Parti de Gauche  79

 

 

Commenter cet article