Editorial de Salvador

Publié le par partidegauche79

EDITORIAL PG 79

  

Voilà deux ans déjà, Jean Luc Mélenchon fondait le Parti de gauche (PG) ; un parti nouveau et vraiment de gauche destiné à devenir une force politique incontournable dans l’échiquier politique français. De ce point de vue, le congrès du PG qui vient de se tenir au Mans et qui a rassemblé plus de 800 délégué-es, est riche de sens, d’espoir et de perspectives.

 

Dans la foulée, il œuvrait pour la constitution du Front de gauche, avec le Parti communiste, et la Gauche unitaire, afin de représenter la Gauche républicaine, sociale et écologiste, aux élections européennes de 2009, puis aux élections régionales de 2010.

 

Les élections régionales furent l’occasion de mesurer le réel impact du Front de gauche un an après sa création. En effet, alors que toutes les régions n’étaient pas couvertes par une liste Front de gauche, le score national de 5,8% des suffrages exprimés fut particulièrement encourageant, surtout à la lumière de quelques résultats emblématiques dans des bastions de la gauche historique comme les régions Limousin (19,10%), Auvergne (14,26%), Nord Pas de Calais (10,78%) et en Ile de France, le département de Seine Saint Denis (11,26%).

 

Aujourd’hui, si le Parti de gauche et le Front de gauche ont clairement affiché leur volonté de combattre la politique de Nicolas Sarkozy sans attendre 2012, force est de constater que Jean-Luc Mélenchon, leader charismatique de la Gauche républicaine, inquiète de plus en plus la classe politique plus obnubilée par l’échéance de 2012 que par la recrudescence de la misère et de l’exclusion.

 

Une éventuelle candidature en 2012 (possible et légitime) de JL Mélenchon, est donc une réelle source d’inquiétude pour la gauche libérale, comme pour la droite. Elle pourrait ramener vers les urnes une population laborieuse sacrifiée au nom de la «réal politique» et ramener aussi à la raison et aux valeurs républicaines une frange de l’électorat populaire qui s’est égarée de manière protestataire, sans réelle conviction, vers le Front national.

 

La tentative d’orientation à gauche du Parti socialiste par Benoît Hamon, comme le discours de candidature à la candidature de Arnaud Montebourg, révèlent bien si nécessaire l’inquiétude d’une frange du PS de ne pas se couper de la gauche populaire et républicaine.

 

Très récemment, au grand journal de Canal+, BH Lévy donnait la leçon au «journaliste politique» (si tant est que l’on puisse le qualifier ainsi) JM Aphatie, en lui conseillant de corriger ses analyses en intégrant l’impact que pourrait avoir JL Mélenchon s’il était candidat en 2012 compte tenu du bon score qu’il ferait.

 

Il est clair que la guerre à JL Mélenchon est déclarée et relayée par tous les médias qui ont choisi leur camp à l’Américaine : la gauche libérale avec ses alliés écologistes ou la droite Sarkozyste

 

Pour tenter de discréditer JL Mélenchon, la dernière trouvaille de certains leaders socialistes consiste à le taxer de fasciste populiste et démagogique, et de l’assimiler à l’extrême droite de M Le Pen. Pour la droite, il s’agit de faire croire qu’il serait « l’idiot utile » de Sarkozy en détournant les voix promises au PS.

 

 

 

 

JL Mélenchon s’est expliqué sur sa conception et son utilisation du terme populisme (cf. son livre «qu’il s’en aille tous»). Nous partageons son analyse : ce n’est pas une tare et une insulte pour la démocratie si être populiste consiste à porter haut et fort l’intérêt de tous-tes les exclu-es d’un système confisqué par les nantis de tout poil et autres experts accrédités par eux mêmes en compétence, qui n’ont aucun intérêt au changement radical de société.

 

La simple alternance libérale n’est pas le crédo du Parti de gauche et du Front de gauche. Nous voulons la «révolution citoyenne», c'est-à-dire la reprise en main de la gouvernance par les citoyen-es avec des institutions démocratiques au service de l’intérêt général.

 

Nous ne voulons pas une société gouvernée par les seuls intérêts de l’économie libérale capitaliste au bord du gouffre. Nous voulons une société où l’économie retrouve sa place au service de la politique. N’est-ce pas le Général de Gaulle lui-même qui avait eu cette expression : «l’intendance suivra», voulant signifier par là que l’économie devait être au service de la politique ? De ce point de vue, JL Mélenchon est incontestablement bien plus dans l’esprit gaulliste que Sarkozy, Fillon et Strauss kahn, qui font payer au peuple les turpitudes du capitalisme financier.

 

Plus que jamais, la période qui s’ouvre s’annonce difficile pour JL Mélenchon. Aussi, le Parti de gauche 79 tient à lui apporter son soutient actif, militant et confiant. Nous savons qu’il a la stature d’un homme d’Etat et qu’il peut s’appuyer sur un parti populaire composé de Femmes et d’Hommes de qualité.

 

Nous savons qu’il a la force, la conviction et l’intelligence pour porter les aspirations de ce peuple de France méprisé, exploité et réprimé ! A nous de saisir cette opportunité !

 

 

                                                                                                          SALVADOR

                                                                                  PG 79

                                                                                                    Le 3 décembre 2010

 

 

Publié dans Vie du Parti

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